Editorial



Cinquante ans après son installation sur nos terres, au pied de Sainte Victoire, à Vauvenargues, Aix et le Pays d’Aix se souviennent de Pablo Picasso. On le voyait à la brasserie des Deux Garçons, au Festival d'art lyrique auquel il assiste avec ses amis Francis Poulenc et Henri Sauguet en 1960, ou au musée Granet où le Jupiter et Thétis d’Ingres a inspiré une série de ses dessins réalisés à Mougins.

S’il est le seul, avec André Masson et après l’enfant du pays Cézanne, parmi tous les artistes qui ont laissé leur empreinte sur notre sol, à s’y être installé et à y être enterré, le maître espagnol n’avait plus été exposé ici depuis plus de quinze ans. Oubli ? Injustice ?...

Songez que l’une des dernières expositions au musée Granet remonte à 1981 avec la présentation de linogravures de l’artiste à l’occasion du centenaire de sa naissance. Trois ans plus tard, Jacqueline Picasso prête quelques chefs-d'œuvre de sa collection personnelle à l’occasion de la mise en dépôt des œuvre de Cézanne par l’Etat au musée Granet.

C’est donc bien une histoire commune dans le temps, la filiation, l’inspiration partagée en un lieu empreint de l’universalité que ces génies lui confèrent, qu’il s’agit de célébrer en Pays d’Aix. Tout au long de l’année 2009, des dizaines de projets labellisés avec, en point d’orgue, la grande exposition Picasso Cézanne, illustreront les liens objectifs entre l'œuvre de Picasso et celle de son maître d’Aix ...

Maryse Joissains Masini, député-maire d'Aix-en-Provence,
Président de la Communauté du Pays d’Aix

« J’ai acheté la Sainte Victoire de Cézanne »
                                                                                                    (Pablo Picasso)



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