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Chemins de Cézanne Le Jas de Bouffan
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Le Jas de Bouffan est le site cézannien par excellence. Paul Cézanne a vingt ans lorsque son père l’acquiert en 1859 et soixante au moment de sa vente en 1899 : il y a vécu et travaillé pendant quarante ans, au cours de séjours fréquents, couvrant parfois de longues périodes. L’artiste a d’abord investi le « Grand Salon » pour peindre, parfois à même le mur, et accrocher ses premières œuvres. Vers 1885, il se fait aménager un atelier sous les toits. Au fil des années, les motifs se succèdent : portrait du père, des amis, allée des marronniers, bassin, maison, Sainte-Victoire vue du parc, natures mortes, baigneurs, joueurs de cartes en prenant ses modèles parmi les métayers de la propriété…
Le Jas de Bouffan est donc attaché plus que tout autre lieu à l’œuvre de Cézanne. Le maître d’Aix en a peint ses paysages ou son entourage immédiat dans une quarantaine de tableaux.
|  | | Bastide du Jas de Bouffan |
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Les carrières de Bibémus
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 | | Bibémus |
| Situé sur le revers du plateau dominant la vallée du Tholonet, Bibémus désigne un plateau rocheux dont une partie (environ 7 ha) a longtemps servi de carrières de pierre. Leur exploitation remonte à l’Antiquité et a servi pour la construction d’Aix aux XVIIe et XVIIIe siècles. Après Gardanne, Bellevue et le Jas de Bouffan, l’artiste éprouve le besoin de fonder à nouveau la peinture : ni impressionniste, ni classique. Dans la tradition d’un paysage historique ou naturel transposé dans un ordre en référence à Nicolas Poussin, il veut retrouver la nature à la fois dans son émergence radicale et dans sa puissance géologique.
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|  |  | Ouvertes pour la première fois à l’occasion de l’année Cézanne 2006, les carrières mettent en scène un parcours permettant : - de découvrir le motif original, les points de vue devant lesquels Cézanne installait son chevalet, de mesurer le travail de composition, de géométrisation, et sur la couleur, - de situer le cabanon qui servit de refuge à l’artiste et où il entreposait son matériel, - de s’approcher des rochers et de la carrière, éléments d’histoire de la ville d’Aix, Dans un souci de conserver au site son caractère exceptionnel et de sauvegarder l’intimité et la fragilité du lieu, la scénographie du parcours reste volontairement discrète.
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L’atelier des Lauves
|  | « Après le repas nous allâmes à l’atelier hors la ville, [...] c’était une grande pièce peinte à la colle, en gris, prenant le jour sur le nord, par un éclairage à hauteur d’appui. Il me parut que cette prise de jour était fort gênante, [...], il me dit : "On ne peut plus rien obtenir de personne. J’ai fait bâtir ici à mes frais et l’architecte n’a jamais voulu suivre ce que je désirais. Je suis un timide, un bohème, me criait-il, on se moque de moi. Je n’ai pas de force de résistance. L’isolement, voilà ce dont je suis digne. Au moins, ainsi, personne ne me met le grappin dessus". » Conversations avec Cézanne, Emile Bernard (Ed. Macula, 1978, Paris) Définitivement revenu en Provence, Cézanne éprouve le besoin de se construire un véritable atelier, un peu à l’écart d’Aix. Au nord de la ville, sur la route de Puyricard, il s’installe là et travaille les quatre dernières années de sa vie sur un thème qui l’occupe de plus en plus : Les Grandes Baigneuses.
|  | | L'Ateliers des Lauves |
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